Montréal, 25 juin 2026 – BIOQuébec accueille favorablement la publication de la Stratégie gouvernementale des marchés publics 2026-2030 et salue la volonté du gouvernement du Québec de faire évoluer les pratiques d’acquisition publique au-delà de la logique du plus bas soumissionnaire conforme.
Pour l’association représentant l’industrie québécoise des sciences de la vie et des technologies de la santé, cette orientation rejoint plusieurs recommandations formulées dans le cadre de la consultation gouvernementale sur l’avenir des marchés publics. BIOQuébec se réjouit notamment de voir la stratégie mettre davantage l’accent sur la valeur dans les décisions d’acquisition, une meilleure utilisation des leviers prévus à la Loi sur les contrats des organismes publics ainsi que sur la reconnaissance de la fonction approvisionnement comme une fonction de gestion à forte valeur ajoutée.
« Le plus bas prix n’est pas toujours synonyme de meilleure valeur pour l’État. Lorsqu’il est question d’innovation, de résilience des chaînes d’approvisionnement ou de performance à long terme, une approche fondée uniquement sur le coût d’acquisition peut passer à côté d’une partie importante de la valeur créée pour la société québécoise »
– affirme Benoît Larose, président-directeur général de BIOQuébec.
BIOQuébec accueille particulièrement favorablement la création de forums sectoriels, dont un consacré au secteur de la santé. L’association salue également les mesures visant à faciliter la participation des PME, notamment par l’amélioration du fonctionnement du SEAO.
« Les organisations publiques acquièrent aujourd’hui des technologies, des équipements et des services de plus en plus complexes. Dans ce contexte, la fonction approvisionnement doit être reconnue comme une fonction de gestion à forte valeur ajoutée »
– ajoute Benoît Larose.
BIOQuébec appuie également l’objectif d’accroître les achats québécois, tout en rappelant que la contribution d’une entreprise à l’économie se mesure avant tout par la valeur ajoutée créée au Québec, plutôt qu’à partir de sa seule structure de propriété.
« Dans les sciences de la vie, cette valeur prend la forme de recherche, de fabrication, d’emplois spécialisés, de soutien clinique et d’investissements dans les capacités industrielles présentes au Québec »
– souligne Benoît Larose.
La stratégie fixe une orientation claire. Le véritable défi sera maintenant de la traduire dans les pratiques d’acquisition des organismes publics. Faire évoluer la culture des acquisitions publiques exigera que la qualité, l’innovation, la résilience, le coût du cycle de vie et les retombées économiques soient davantage reconnus dans les mécanismes de gestion et de reddition de comptes.
La santé : un terrain privilégié pour démontrer cette évolution
La santé constitue l’un des principaux secteurs d’approvisionnement public au Québec. BIOQuébec se réjouit que la stratégie établisse un lien explicite avec la Stratégie québécoise des sciences de la vie 2025-2028, reconnaissant ainsi la contribution des marchés publics au développement de l’innovation et des capacités industrielles du Québec.
Le Centre d’acquisitions gouvernementales joue un rôle central dans ces acquisitions, tandis que Santé Québec a le mandat d’améliorer la performance du système de santé. Les décisions d’achat constituent donc un levier concret pour améliorer la qualité des soins, favoriser l’accès aux innovations, accroître la productivité du réseau et renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement.
« Les marchés publics peuvent contribuer directement à l’amélioration de la performance du système de santé. Plusieurs administrations, dont le NHS britannique, évaluent déjà les solutions en fonction de leur valeur globale et non seulement de leur prix d’achat. Le Québec dispose maintenant d’une occasion de poursuivre dans cette voie »
– conclut Benoît Larose.
BIOQuébec estime enfin que les nouvelles possibilités offertes par le projet de loi 7 donnent au Centre d’acquisitions gouvernementales une occasion de maximiser l’impact de ses acquisitions. En appui aux objectifs de performance de Santé Québec, cette nouvelle latitude pourrait permettre d’accorder une plus grande place à la qualité, à l’innovation, au coût du cycle de vie, à la résilience des approvisionnements et à la valeur créée pour le Québec.
Renseignements
Jeannine Burkhard
Cheffe, affaires publiques et relations avec les parties prenantes
jburkhard@bioquebec.com
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**Ce communiqué est disponible en français seulement




